Les obstacles de la positivité

Pourquoi faut-il autant de temps pour qu’une personne devienne positive ? Il y a de nombreuses raisons à cela.
La première, c’est que seules les personnes positives peuvent essayer ou s’aventurer à rendre une autre personne positive. Et au début, c’est un chemin à sens unique, il y a un donneur et un receveur. Il n’est pas question de partager comme dans une collaboration ou dans une amitié, c’est plus comme être mère ; un rôle parental est nécessaire pour arriver à maturité. Mais lorsque le cœur de la personne n’est pas ouvert, elle pense toujours à ses propres besoins, ses désirs, ses attentes, ce qu’elle peut obtenir des autres personnes et comment elle peut l’obtenir. C’est naturel pour les bébés d’être ainsi, mais il est vraiment horrible d’en rester à ce stade lorsqu’une personne a atteint la maturité physique. C’est une situation malheureuse pour cette personne et les gens qui l’entourent. Même les bébés donnent quelque chose en retour : un sourire, une ouverture mais lorsqu’ils grandissent, ils oublient ce trésor qu’ils portent en eux, ce pouvoir intérieur.

La deuxième raison pour laquelle il est si difficile pour une personne de devenir positive, c’est que pour le devenir, la volonté et l’effort sont requis.

La troisième raison : qu’est ce qui peut rendre une personne positive ? Ce sont aussi des ingrédients importants comme le don, le partage, l’amour, la création, vivre authentiquement et avec intégrité, avec pour but d’exprimer le meilleur, et ainsi de suite.

La quatrième raison qui empêche d’être positif, c’est l’ignorance ! On ne sait pas qui l’on est, cela nous piège dans la négativité et ce que nous pensons être n’est pas ce qui nous rend positif mais plutôt instable, fragile et dépendant. On devient esclave, et ce n’est pas la meilleure manière d’être.

La cinquième raison, ce sont nos croyances, nos convictions, l’idée que nous sommes séparés, que nous ne sommes que ce corps matériel et ce mental seulement. Pour faire court, une fausse identification.

La sixième raison, c’est la distraction. Même lorsqu’une personne a les bonnes connaissances, elle oublie généralement de les appliquer, de les expérimenter et d’ainsi de véritablement les connaître. Il est facile d’avoir des connaissances mais vraiment difficile de réaliser ces connaissances de nos jours. Dans cet ère de l’information, il est facile d’amasser les connaissances, mais très difficile de les réaliser, de les appliquer et les transformer en de solides connaissances qui puissent nous libérer des limitations et nous ouvrir à de nouveaux horizons.

La septième raison qui empêche de devenir positif, c’est la fainéantise. Elle est comme un sable mouvant, très dangereuse, toujours à vous pousser vers le fond.

L’insécurité : le manque de confiance en soi, dépendance de l’opinion des autres.

Manque d’amour : autant l’amour que l’on a pour soi et pour les autres, que l’amour des autres pour nous-même. Lorsque dans la société, l’amour est un taboo, un conte de fée ou quelque chose de mignon mais qui n’est pas si important que ça pour être mis au premier plan, comment une personne peut-elle être positive quand la racine même de la positivité est coupée ?

Même lorsque l’on est prêt à partager notre amour de manière spontanée, les personnes qui n’en ont pas fait l’expérience peuvent se sentir menacées, dans l’insécurité et devenir suspicieuses : « Qu’attend cette personne de moi ? ». Et bien à vrai dire, rien, car celui qui ressent l’amour souhaite seulement le partager, le répandre, le faire grandir, le célébrer, le vivre plus et plus encore, toujours plus profondément. Mais qu’est-ce qu’une grenouille qui vit dans un puits connaît du grand océan ? Dans l’expérience de la grenouille, il n’y a pas de manière juste pour mesurer et prendre conscience de la valeur de l’océan. Il est alors plus facile de le laisser tomber ou d’en faire une théorie qui va la consoler.

 

Swami Vishwananda

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